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LE MONDE DE DJAR Bienvenue sur le forum de Henri Loevenbruck, posez vos questions, discutez... La parole est à vous !
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raph© Nouveau membre
Inscrit le: 02 Avr 2009 Messages: 16 Localisation: Par là-bas, tu peux peut-être trouver si tu cherches...
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Posté le: Sam Mar 13, 2010 1:49 pm Sujet du message: Le combat de Yen |
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Après avoir passé du temps à réfléchir et à lire je pense avoir mûri, je me suis donc replongé dans l'écriture. (pour votre plus grand bonheur )
Les commentaires sont toujours les bienvenus, et en espérant que cela vous plaira.
(Récit fantastique) Et suite à venir.
C'est un peu long DSL..!
Prologue
Au gibet noir, manchot aimable,
Dansent, dansent les paladins,
Les maigres paladins du diable,
Les squelettes de Saladins.
Messire Belzébuth tire par la cravate
Ses petits pantins noirs grimaçant sur le ciel,
Et, leur claquant au front un revers de savate,
Les fait danser, danser aux sons d'un vieux Noël !
Et les pantins choqués enlacent leurs bras grêles
Comme des orgues noirs, les poitrines à jour
Que serraient autrefois les gentes damoiselles
Se heurtent longuement dans un hideux amour.
Hurrah ! les gais danseurs, qui n'avez plus de panse !
On peut cabrioler, les tréteaux sont si longs !
Hop ! qu'on ne sache plus si c'est bataille ou danse !
Belzébuth enragé racle ses violons !
Ô durs talons, jamais on n'use sa sandale !
Presque tous ont quitté la chemise de peau ;
Le reste est peu gênant et se voit sans scandale.
Sur les crânes, la neige applique un blanc chapeau :
Le corbeau fait panache à ces têtes fêlées,
Un morceau de chair tremble à leur maigre menton :
On dirait, tournoyant dans les sombres mêlées,
Des preux, raides, heurtant armures de carton.
Hurrah ! la bise siffle au grand bal des squelettes !
Le gibet noir mugit comme un orgue de fer !
Les loups vont répondant des forêts violettes :
A l'horizon, le ciel est d'un rouge d'enfer...
Holà, secouez-moi ces capitans funèbres
Qui défilent, sournois, de leurs gros doigts cassés
Un chapelet d'amour sur leurs pâles vertèbres :
Ce n'est pas un moustier ici, les trépassés !
Oh ! voilà qu'au milieu de la danse macabre
Bondit dans le ciel rouge un grand squelette fou
Emporté par l'élan, comme un cheval se cabre :
Et, se sentant encor la corde raide au cou,
Crispe ses petits doigts sur son fémur qui craque
Avec des cris pareils à des ricanements,
Et, comme un baladin rentre dans la baraque,
Rebondit dans le bal au chant des ossements.
Au gibet noir, manchot aimable,
Dansent, dansent les paladins,
Les maigres paladins du diable,
Les squelettes de Saladins.
Arthur RIMBAUD
ЖЧЖ
Le jour commençait à peine à poindre, les oiseaux chantaient et une brise légère soufflait en silence.
La bête était aux aguets, un bruit, léger craquement dans l'atmosphère, avait attiré son attention.
Une rafale de vent et les moineaux prirent leur envol.
De nouveau ce bruit, si distant et si prêt, un rugissement sortit de sa gorge, là ! À gauche de l'arbre Deux brindilles cassées. A peu près deux mètres … Elle se ramassa, fléchit les pattes, calcula son saut et bondit.
Le massif de fougères s'ébranla sous son poids, le temps de sortir les griffes et le maître était là. Les muscles tendus, elle tenta d'immobiliser un instant, l'homme riant aux éclats.
Elle se concentra, révulsa ses yeux, un tourbillon argenté, et elle se transforma...
−Maître, dit elle avec un regard contrit, je ne suis plus à la hauteur, trop lente suis-je, apprenez moi à ne plus jamais faillir.
L'homme regarda la fillette un instant. Quatorze ans. Quatorze ans à se surpasser, ainsi que ses adversaires. Le vieillard l'avait recueilli en ville, un soir nuageux, abandonnée au bord de la mare-aux-fleurs. Tout de suite charmé, il avait emmené l'esseulée avec lui, empaquetée, bringuebalant sous ses bras musclés, tout du chemin. Elle, racontant à sa manière, quoique pleurnicharde pour un nourrisson, ses péripéties ; et lui, pris de compassion.
−Je te l'apprendrai, dussè-je en mourir endetté, répondit il goguenard.
Chapitre 1
−Crois tu que les fleurs aiment?
−Je crois surtout que les abeilles aiment les fleurs. Si les fleurs, grâce aux abeilles, se multiplient, alors toutes débitrices qu'elles doivent être, elles aiment les abeilles. Oui, elles aiment.
Et la lune, par une nuit éclairée, fait resplendir la tulipe, ou la marguerite qui, heureuse, aime la lune. Alors oui, les fleurs aiment. Mais l'homme, qui par un beau matin passe dans les champs et cueille la jolie, alors la fleur meure. Elle hait. Son monde de beauté ne cohabite pas avec celui des pêcheurs que nous sommes. Et toi Yen, tu aimes les fleurs?
La fille réfléchit un instant, puis :
−Oui j'aime les fleurs, autant que le sel aime la mer, et que Narcisse aimait son reflet. Mais je n'approuve pas ta tirade entièrement maître, si je puis me permettre, la fleur ne hait pas l'homme car, elle embellit son monde, se sentant donc adorée, elle aime en retour. Ne suis je pas logique.
… Soupir..
−Tu as grandit, lâcha-t-il d'une traite.
Après cela, Yen ramassa son équipement −armure et heaume− et emboita le pas à son mentor.
Le soleil de printemps perlait et pour une douce matinée, on sentait la chaleur en approche.
La journée ne faisait que commencer! La jeune fille avait une faim de loups, il se pressèrent donc vers le réfectoire, manquant se prendre les pieds nus tantôt dans une pierre, tantôt dans l'une des nombreuse marches d'escalier, mal placées dans le domaine.
Maître et élève prirent place. Prêtre aLlou et Prêtre rA, les deux éminents dirigeants de culte à oLmarik la citée rêve, joignirent leur mains et commencèrent leur rituel matinal. Une fois l'acte terminé, l'assemblée leva l'annulaire, et l'auriculaire en signe de soumission.
Puis les discussions reprirent à forte intensité, la liqueur de violette coulait à flot dans les verres, les esprit devinrent râpeux, et les langues pâteuses, bien que pour un alcool, celui-ci était peu fort.
À la table de Yen se trouvait plusieurs personnes, toutes plus plus accommodantes les unes que les autres...
Un homme, que la vieillesse n'avait pas encore conquis, s'exprima d'une voix forte :
−Mes amis, aujourd'hui sommes nous au douzième jour de la formation de Yen, et comme vous le savez sûrement, demain celle-ci accomplira son premier Ednung. Je lui dédie donc ce verre de tord boyaux..!
Une série de ''Hourra'' fusa derechef, signe d'assentiment au folklore.
En effet, la jeune fille avait intégré douze jours plus tôt, l'école supérieur des Gorces blancs, les forces de combat d'oLmarik. Les aspirants à rentrer dans la cohorte étaient triés sur le volet, privilégiés fussent ceux qui y parvenaient.
Le treizième jour de sa formation, tout élève devait accomplir un voyage, comme la montée de la montagne sacrée, gravir jusqu'au point culminant à quatre-mille-cinq-cent mètres sans mourir est un exploit inscrit dans les mœurs, prouesse pour certains, simple étape de la destinée pour d'autres.
En outre la formation ne consistait pas qu'à aller exploiter comme un inconscient, les limites du possible. Des cours de toute sorte étaient dispensés pour chaque disciple, comme l'ethnomusicologie, la psycho-philosophie, des cours pour apprendre à se maîtriser, à résister à toute épreuve, et des cours élémentaires comme mathématiques etc... De plus des enseignements aux combats étaient dispensés le plus souvent possible.
Les élèves ressortaient de leurs semaines avec parfois cinquante heures derrières eux, mais possédaient en contre partie d'une totale liberté, et d'une forte indulgence quant aux moments de libre.
Les joues de Yen virèrent rapidement au rouge, puis elle s'inclina devant son publique en ''délire'', ses cheveux bruns mi-courts, retombant en cascade sur sa nuque. En effet, Yen était une jolie fille que toutes les autres jalousaient et que tous les garçons admiraient.
Elle avait les yeux azure, les pommettes hautes, le visage fin, les lèvres tracées parfaitement, et sa figure bien que juvénile, exprimait une force de caractère sans égales.
La journée reprit son cour et se passa de la même routine que les jours précédents. Mais quand vint l'heure de l'extinction des feux, le maître de Yen, Benevolus que tout le monde appelait Béné, se présenta à ses appartements, ses longs cheveux grisonnant coiffés soigneusement comme à son habitude.
Il toqua discrètement à la porte de l'élève, qui ne dormait pas malgré l'heure tardive.
−Entrez, hurla-t-elle!
Quand ce fut fait et après avoir retiré son chapeau haut de forme, Béné lui annonça :
−Désolé de déranger ta quiétude vespérale, mais tu dois savoir que l'Ednung que tu accomplira demain sera le plus dangereux qu'un aspirant ait jamais choisi. Et j'hésite à te laisser y al...
−Mais maître, c'est le moment le plus important de ma vie, vous me devez de me laisser l'accomplir!!
−...ler toute seule. Je comprends tes réticences, mais toute talentueuse que tu l'es, sache que tu n'es même pas à ta troisième semaine dans le camp .
Yen marmonna quelques paroles désespérées.
−Qui? Demanda-t-elle finalement.
L'homme hésita quelques secondes puis :
−Dann.
Un nom.
Un seul.
Silence.
−Il est trop jeune, souffla-t-elle.
Haine...
Souvenir. Premier jour.
Elle attend. Elle attend une main à lui tendre, quelqu'un voulant bien la prendre en charge.
Un garçon accourt, il a peut-être dix ans, pas plus en tout cas, il a des longs cheveux bruns frisés, une natte les assemble.
Ses yeux vert pomme lui témoignent une future affection certaine, si ce n'est de l'amusement pour le moment, plus que de la compassion.
Il courre toujours, soulevant un petit nuage de poussière avec ses pieds nus dans le sable.
Quand il arrive, elle ne peut s'empêcher de regarder amoureusement la musculature démesurée du garçon encore jeune.
* *
Souvenir. Deuxième jour.
Bénévolus a décidé qu'ils devaient se battre.
Alors ils se battent.
Avec lui on apprend vite.
Alors elle fait, elle fonce, elle tape.
Alors il fait, lui, esquive, pas de côté, pare son premier coup, puis le deuxième, il lui fauche les jambes, l'agrippe sous le menton la plaque au sol.
Il a gagné.
Trois secondes cinquante-huit annonce Béné.
* *
Souvenir. Dixième jour.
Elle travaille ses assouplissements avec son maître.
Lui, soulève de la fonte. Il a dix ans.
Dann.
À bout de souffle, elle cherche un quelconque morceau de tissu pour s'essuyer le visage.
Elle passe devant lui.
Elle trébuche sur un poids posé par terre.
Elle pleure de douleur!
Lui, soulève de la fonte. Une minute, deux minutes.
Il soulève toujours de la fonte.
* *
Souvenir. Douzième jour.
Un bref «bonjour»
Pas de réponse. Il continue sa route, rien ne s'est passé;
il ne la connait pas.
Il faut qu'elle comprenne.
Elle ne comprends rien.
Treize jours, treize journées sans comprendre. Elle le déteste...
−C'est comme ça, tu ne changeras rien à ma décision...
Chapitre 2
Les sabots des Andalous résonnaient sur le roc, bruit incessant, répétitif , qui se répercutait dans les cerveaux des deux jeunes gens.
L'un derrière l'autre, les chevaux trottaient à allure régulière, sans se fatiguer, laissant la possibilité aux cavaliers d'admirer les collines environnantes, et les prairies d'herbe fraîche, mouillée par la rosée matinale.
L'œil de Yen virait de tous côtés, cherchant des yeux toutes anormalités qu'il puisse y avoir, comme lui avait appris Béné.
Dann, quant à lui, appréciait le paysage tout autant que sa partenaire. Il aurait bien voulu briser ce silence de plomb, lui dire.
Mais la jeune fille, fermée à tout contact, fut il futile, l'esquivait des yeux, le dédaignait.
Aucun mot n'avait été échangé depuis leur départ d' oLmarik.
Il était tôt dans la matinée, et pourtant la douce journée vernale, réveillait déjà les oiseaux, cigales et autres auteurs du raffut qui vrillait presque les tympans des voyageurs.
Le garçon laissait aller ses cheveux au vent, goutant l'exquise sensation d'une main dans sa forêt capillaire.
Le matin se passa sans que quolibets ne fusent.
Quand l'heure vint de s'arrêter pour manger, Yen prépara un repas frugal fait de racines.
Lui, lançaient des pierres dans l'eau de la rivière, dans l'espoir secret de réussir des ricochets.
Il se désintéressa complètement de l'esseulée pendant tout le temps ou elle cuisina.
ЖЧЖ
«−Bon appétit...
Yen releva la tête étonnée, pourquoi cette sentence si inattendue?
−Bon appétit.»
ЖЧЖ
Dann se roula en boule dans sa couverture.
Ils avaient l'intention de dormir à même le sol. Aucun n'en avait formulé l'injonction, mais étant la seule solution, les deux jeunes gens s'étaient très bien compris sans utiliser la parole.
Elle fit de même et plongea immédiatement dans un sommeil peuplé d'étranges créatures, et de visages sucrés de son enfance.
ЖЧЖ
Au petit matin, quand Yen se réveilla, le doux fumet de la viande lui titilla les narines.
Elles se retourna dans sa paillasse, apercevant au passage une casserole bouillante posée à même le feu.
Dann, auteur de cette cuisine, était assis sur une grosse pierre à moitié dans l'eau, à moitié sur la berge.
Perdu dans ses pensées, il scrutait les alentours, attentif à la moindre alerte.
Il déjeunèrent en silence, chargèrent leurs affaires sur les chevaux excités, puis levèrent le camp au pas de course, abandonnant au passage le feu pratiquement éteint.
Les deux voyageurs étaient déjà à leur deuxième jour de voyage, et la montagne se dessinerait bientôt devant eux.
Ils leur restait à traverser les plaines arides de l'est, et juste après la forêt Drµ se dresserait le lieux de toutes leurs attentes.
Le troisième jour, Dann et Yen bifurquèrent à l'est et aperçurent la forêt en contrebas de la montagne sacrée.
À l'orée de Drµ, un froid glacial s'empara d'eux, ils ne purent contenir un frisson.
Dann la cherchait des yeux, ce qu'elle évitait de lui accorder!
La traversée dura bien deux jours, à chaque pas, l'un ou l'autre manquait tomber sur une racine, cause de la présence persistante de la brume.
Dormir dans ces conditions releva de l'exploit. Dès qu'ils allumaient un feu, celui-ci s'éteignait.
Ils mangèrent donc froid, dans une quasi-obscurité, un dans un profond silence.
Yen veilla tard, dans ses deux couvertures, bien après que Dann se soit endormi.
Elle se réveilla d'un coup, alors que sa montre à gousset indiquait une heure et demi du matin.
Dann se releva tout doucement à ses côtés.
Le bruit, source de leur ennui, se répéta plus près. Un cri, pas humain. Bestial. À réveiller un cadavre.
Sursaut.
Il faisait froid, très froid, une branche cassa, Dann s'était levé en silence.
Yen l'imita, inquiète. Que pouvait causait un cri -animal ou pas- de cette intensité, si proche?
Ou peut-être QUI?
Ils scrutèrent la brume, dans le même silence indiscutable qui les muait depuis maintenant trois jours.
Les chevaux, rompus à l'art du Silence, trépignaient, remuaient la queue, mais ne geignaient pas.
Ils percevaient une présence autant que leur maître.
Dann que l'expérience rendait redoutable, prit les devant, se plaça aux côtés de Yen, un poignard dans chaque main, c'était des armes de faible envergure en comparaison à un quelconque ennemi! La garde polie par l'usage, mais la lame affutée comme un rasoir.
Pourtant une machine à éventrer.
Il regarda sa compagne dans les yeux.
−Fais attention, et rappelle toi les paroles de Béné, murmura-t-il.
Une phrase qui voulait tout dire. Yen hocha la tête, puis sortit son unique poignard, bien moins beau et serti que celui de son ''ami''; cela lui paraissait dérisoire, mais autant mourir en guerrière, si c'est à cela qu'elle aspirait!
Un autre bruit à quelque mètres, non plus un cri, mais un râle, long, rauque et sonore...
Les deux adolescents retinrent leur souffle.
Une silhouette massive se dessinait non loin d'eux.
La taille de deux hommes, avec les cornes en plus. Dans la pénombre, il sembla à Yen qu'un filait de bave s'échappait de l'endroit qui devait être la gueule de l'animal, ou la bouche..?
La bête progressait lentement pas à pas. Du gibier en quantité! Le paradis sur terre.
Une fraction de secondes et la créature comprit son erreur : elle avait sauté, aussi loin que possible, pour atterrir sur ses proies. Une action aussi brève...
..qu'efficace. En théorie!
Dann avait anticipé ce que Yen n'avait même pas remarqué.
Un instant. Les armes en avant.
Un instant. Un saut.
Un instant. Deux coups dans l'échine. Morte.
Un instant. Deux pas de côtés gracieux pour éviter la dépouille.
Yen n'en revenait pas. Elle ne put s'empêcher d'applaudir. Et il rougit. Son AMI rougissait.
Il salua son publique par une révérence maladroite.
Elle comprends.
Souvenir.
La nuit tombe sur la citée, elle a déjà fini ses cours pour la journée.
Elle était tombée tout à l'heure, et il n'avait pas réagi, Dann n'avait pas réagi.
Elle se promène, outrée.
Elle le voie en pleurs avec Béné.
Celui-ci lui glisse une broutille dans la main.
Elle entends : «...ne voulais pas... ...veux plus le faire... ...trop dur...»
Elle n'a pas compris. Elle ne comprendra pas.
Souvenir.
Elle comprend. Béné.
C'est un enseignement qu'il lui a offert. L'humilité, ne pas faire confiance...
C'est un enseignement qu'elle avait pris comme un affront.
Chapitre 3
Après la pluie le beau temps.
Elle marche de puis une bonne heure déjà, la douleur lui arrachait un cri à chaque pas.
Dann a repris sa formation en l'absence de Béné, il lui impose des exercices des plus intenses.
Les pauses se font rares, et même à cheval, l'entraînement continue.
Il lui avait bandé les yeux, l'avait posé sur son cheval, une bonne claque sur le croupion, et la voilà partie avec pour instruction :
−Quand il ralentit, enlève le foulard. Je t'attends ici dans deux heures.
Ce satané étalon avait parcouru des kilomètres avant de bien vouloir s'arrêter hors d'haleine...
Elle avait ôté son bandage, et était parti à l'aventure dans les bois.
Elle avait bien-sûr croisé la route de certains animaux des plus méconnus, mais s'en était toujours très bien sorti, un poignards dans chaque main.
Et maintenant, perdue l'on ne sait où, elle scrutait les environs, au bord de la crise de nerf!
Une falaise, il fallait qu'elle tombe sur une falaise.
Il lui avait dit que la route se dessinerait dans son esprit.
Foutaise!
La seule route qu'elle apercevait, c'était le mince ruisseau,vaguement chemin, cinquante mètres en contrebas.
À gauche : des arbres.
À droites : des arbres.
Derrière, idem.
Devant : La Falaise!!!
Perdue...
Elle s'obligea une pause pour souffler, et entreprit d'évaluer la situation.
Elle tenta de se remémorer approximativement le chemin que le cheval avait parcouru, ainsi que le sien peu après.
Sans espoir, si dur! Mais dans quel guet-apens s'était elle fourrée? _________________ Il rompit le pain, mangea les deux moitiés, et rota bruyamment devant l'œil effaré de ses disciples... |
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diogene Nouveau membre
Inscrit le: 11 Mai 2010 Messages: 4
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Posté le: Mer Mai 12, 2010 12:18 am Sujet du message: |
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Bonjour
vraiment bien.
presque publiable en l'état . |
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raph© Nouveau membre
Inscrit le: 02 Avr 2009 Messages: 16 Localisation: Par là-bas, tu peux peut-être trouver si tu cherches...
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Posté le: Mer Mai 12, 2010 8:22 pm Sujet du message: |
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Merci pour ta critique Diogène!!  _________________ Il rompit le pain, mangea les deux moitiés, et rota bruyamment devant l'œil effaré de ses disciples... |
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